(Genève, 19 février 2026) – Le 11 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a fait une déclaration critiquant la Rapporteuse spéciale nommée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation des droits humains dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, Francesca Albanese, et appelant à sa démission.
Les propos de M. Barrot semblaient s'appuyer sur une vidéo d'une intervention de Francesca Albanese au Forum de Doha en décembre 2025, qui avait été montée de manière à donner faussement l'impression qu'elle avait déclaré qu'Israël était « l'ennemi commun de l'humanité ». M. Barrot a ensuite affirmé que sa déclaration était fondée sur une série de prétendues provocations de la part de la Rapporteuse spéciale.
Cette citation peut être attribuée à Balkees Jarrah, directrice par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch :
« La dernière attaque injustifiée contre la Rapporteuse spéciale cherche à faire taire les critiques à l'égard des autorités israéliennes pour leurs atrocités contre les Palestiniens, assurant l'impunité de ces abus et de la complicité d'autres gouvernements. Exercer une pression indue sur une experte de l'ONU, comme Albanese, porte également atteinte à l'indépendance et à l'intégrité du système des droits humains de l'ONU, qui fait déjà l'objet d'attaques concertées de la part de gouvernements puissants. Les gouvernements devraient cesser d'attaquer les experts indépendants de l'ONU et prendre enfin les mesures qui s'imposent depuis longtemps face aux crimes atroces commis par Israël, que la Rapporteuse spéciale et tant d'autres, y compris Human Rights Watch, dénoncent et condamnent. »